LOI HORTEFEUX !!!

Publié le par PCF AVEYRON

Une loi inhumaine, une loi de haine


Avec sa dernière loi Hortefeux, le gouvernement Sarkozy/Fillon veut accentuer le recours à la force des institutions pour limiter le regroupement familial déjà fort réduit et imposer le diktat des quotas par profession et par “régions du monde”. Les conjoints de Français et les familles de migrant-e-s se voient régulièrement refuser des visas d’entrée en France sans aucun motif valable, se heurtant seulement aux pouvoirs discrétionnaires des consulats de la France dans les pays d’origine.
Les préfets de police sont sommés de faire du chiffre : ils organisent des opérations spectaculaires de bouclage de quartiers avec traques et rafles de sans-papiers, des interpellations à domicile à six heures du matin au milieu des enfants. Dans le même temps, ils font pression, menacent les maires qui organisent des initiatives de parrainage, de soutien aux personnes sans-papiers. Des élus, des militants engagés dans la lutte des sans-papiers, des personnes solidaires doivent répondre du délit de solidarité devant le tribunal. Les inspecteurs de travail sont poussés à se déployer en supplétifs de la police pour la dénonciation des travailleurs sans-papiers et leurs employeurs. Et aujourd’hui, M. Hortefeux exige de tout employeur qui veut embaucher un étranger “qu’il sollicite la préfecture pour connaître sa situation”, alors même que le salarié a déjà dû fournir ces preuves à son employeur.
La division voulue créée entre bons et mauvais migrants entretient un climat de suspicion, de marginalisation : migrant = voleur = tricheur. Le migrant est le travailleur le moins protégé, ce qui renforce les conditions de son exploitation et son asservisse¬ment par le patronat
La position de boucs émissaires s’étend, des empreintes digitales aux examens osseux pour sportifs, et aux tests d’ADN d’aujourd’hui, qui bousculent toute éthique, qui violent l’humanité de ces personnes. Des fichiers sont prévus par la loi, qui classeraient les migrant-e-s selon leur origine ethnique.
Le droit d’asile est remis en cause, il relève presque exclusivement de l’autorité du ministère de
M. Hortefeux et le gouvernement a même tenté d'interdire l'hébergement d'urgence pour les "sans papiers".
 Cette politique qui vise à terroriser contribue à des drames humains, par exemple : par peur d’expulsion, de nombreux enfants scolarisés désertent les classes ; le jeune Ivan qui a mis sa vie en danger en tentant de fuir l'arrivée de la police se trouve toujours dans un état grave et Chuan Zhang Liu est morte après s’être défenestrée pour les mêmes raisons.
Dans tous les cas, les réactions, les luttes sont vives. Elles peuvent faire reculer ce gouvernement.
Les communistes, engagés dans toutes ces luttes exigent :
- La régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention.
- Le respect du droit d’asile, le droit pour un étranger résident de faire venir sa famille.
Le Parti communiste en appelle au rassemblement
     des hommes et des femmes pour stopper
     cette politique inhumaine et désastreuse.

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Publié dans POLITIQUE

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